Parfois, parentalité rime avec dette de sommeil, fatigue intense, épuisement. Les besoins des adultes sont très différents de ceux des nourrissons et des jeunes enfants.

Tandis qu’un adulte dort environ 6 à 8h par nuit, en une fois (avec des réveils normaux qui passent inaperçus), en alternant 5 phases de sommeil, les nouveaux-nés dorment par phases très courtes ( on parle de sommeil biphasique), très souvent (polyséquentiel) et sans distinction du jour et de la nuit. Les mois passant, le développement du cerveau de bébé permet peu à peu que le sommeil change avec l’ajout de nouvelles phases de sommeil, des besoins en alimentation différents et l’acquisition d’un rythme circadien.

Beuacoup de modifications importantes s’accomplissent entre la naissance et l’âge de 5 à 6 ans où le sommeil est couramment acquis et fonctionne en grande partie sur le même modèle que l’adulte.

Hors trouble du sommeil à écarter tels qu’apnée, parasomnies, terreurs nocturnes etc, et pour lesquelles une consultation médicale est nécessaire, rassurez-vous, votre enfant n’a pas de problème de sommeil à proprement parler.
Il a besoin de temps, d’être rassuré et accompagné. Il a peut-être besoin d’aménagements et de conditions horaires un peu différents.

Lorsque l’on a connaissance de ces quelques bases, il nous devient plus facile de prendre de la distance et de relativiser face aux endormissements à rallonge, aux réveils multiples, aux besoins intenses de contact physique et de chaleur humaine.

Cela ne nous rend pas moins fatigués mais c’est apaisant de savoir que c’est courant et que surtout, ÇA PASSERA , tôt ou tard.

En attendant, nos besoins de sommeil, en quantité et en qualité, peuvent être mis à très rude épreuve et pas seulement sur quelques nuits mais sur plusieurs mois voire années. Durant cette période de notre vie, où nous sommes certains jours au radar, certains matins plus fatigués que la veille et certains moments épuisés et à bout de nerf, nous pouvons nous accrocher à plusieurs branches, comme par ex:

– celle du SAVOIR, savoir comment fonctionne le sommeil, ce qui différencie celui de mon enfant du mien ; cela permet de gagner en assurance, en patience, en organisation. Cela permet aussi d’accepter la situation et d’être en mesure de recevoir avec plus d’assurance et de sérénité aux regards extérieurs parfois jugeants et aux conseils non désirés qui peuvent nous être donnés sur ce sujet du sommeil.

– celle de la SOLIDARITÉ et de l’ENTRAIDE, cette possibilité que nous avons de nous plaindre, de parler, de décharger auprès d’autres femmes, parents, professionnels et associations dédiés.

– celle de l’appel à un ami, quand on peut demander du RELAI pour une sieste, une soirée, une nuit ou plusieurs.

Pour en savoir plus sur le sommeil de nos petits, je recommande chaleureusement la lecture de « Dormir sans larmes », du Dr Rosa JOVE.

Si vous avez besoin d’être soutenus dans ces moments de privation de sommeil et d’interrrogation quant au sommeil de vos enfants, n’hésitez pas à me contacter.

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